Une femme enceinte portant une chemise en jean est assise sur un canapé confortable. Elle sourit et pose une main sur son ventre, et tient une boisson chaude dans lʼautre main.
Alcool X Corps

Comment la consommation d’alcool affecte-t-elle la grossesse et l'allaitement ?

4   minute de lecture

Si vous êtes enceinte, ce que vous mangez et buvez peut également affecter votre bébé. Voici ce que vous devez savoir concernant la consommation d’alcool durant la grossesse.

Un ventre de femme enceinte est au cœur de lʼimage et la femme pose ses mains sur le haut et le bas de son ventre.
Crédit d’image - Comment la consommation d’alcool affecte-t-elle la grossesse et l'allaitement ?

Une consommation d'alcool pendant la grossesse, même ponctuelle ou modérée, peut avoir de graves conséquences. Elle engendre une intoxication alcoolique du fœtus qui perturbe le développement des organes. 1% à 1,3% des naissances seraient concernées en France, soit près de 8 000 enfants chaque année(1).

Des risques importants pour l'enfant à naitre

Lorsqu'une femme enceinte consomme une boisson alcoolisée, l'éthanol n'est pas filtré par le placenta et se retrouve de ce fait dans le liquide amniotique et le sang fœtal. Le fœtus a donc une alcoolémie identique à celle de sa mère. Les organes du fœtus, en plein développement, sont particulièrement vulnérables à cette exposition(2).

Le Syndrome d'Alcoolisation Fœtale (SAF) est la forme la plus grave des risques engendrés par la consommation d'alcool durant la grossesse(3).

Illustration représentant une veine humaine et mettant en évidence l’alcool qui pénètre dans le sang
Crédit d’image - Illustration représentant une veine humaine et mettant en évidence l’alcool qui pénètre dans le sang
Le SAF associe (4) :​
  • Des malformations cérébrales responsables de déficits intellectuels, de déficits de l’apprentissage, de troubles de l’attention et d’hyperactivité. L’alcoolisation fœtale est la première cause de retard mental d’origine non génétique de l’enfant.​
  • Un retard de croissance intra-utérin qui a pour conséquences un poids et une taille inférieurs à la normale.​​
  • Des particularités du visage (dysmorphie cranio faciale).​​
  • Des malformations sont retrouvées dans 25% des cas environ et sont corrélées à l’importance de l’alcoolisation. Les plus caractéristiques touchent le cœur, le squelette, l’appareil urogénital et la peau.​

Plus fréquemment, la consommation d’alcool peut entrainer un SAF partiel (ou Troubles causés par l’alcoolisation fœtale) (5), sans malformations, avec des troubles cognitifs et comportementaux qui se révèleront au fur et à mesure de la croissance de l’enfant, notamment lors de l’entrée à l’école.​

Zéro alcool pendant la grossesse

Le risque d’atteinte fœtale est lié en général à la quantité d’alcool consommé et à la durée de l’imprégnation maternelle, mais il n’est pas possible de définir des quantités ou des fréquences de consommation qui seraient sans risque. Il n’existe pas non plus de période plus favorable ou défavorable car l’alcool peut agir sur le système nerveux central tout au long de la grossesse.​

Il est donc recommandé aux femmes enceintes - ou désireuses de concevoir un enfant - de s’abstenir de toute consommation d’alcool. Cette recommandation vaut pour toutes les occasions de consommation, qu’elles soient régulières ou ponctuelles.​

Vous apprenez que vous êtes enceinte alors que vous avez consommé de l’alcool durant les premières semaines de grossesse ? Vous éprouvez de la difficulté à contrôler votre consommation d’alcool ?

Parlez-en à un professionnel de santé.​

Alcool et allaitement : danger

On estime que le lait maternel contient à peu près le même taux d’alcool que le sang. Ce taux varie selon la quantité consommée et le temps écoulé depuis la consommation.​

Pour ne pas affecter le sommeil du bébé et ne prendre aucun risque pour sa santé à long terme, la recommandation « zéro alcool » durant toute la période d’allaitement s’impose.​