Le SAF associe (4) :
- Des malformations cérébrales responsables de déficits intellectuels, de déficits de l’apprentissage, de troubles de l’attention et d’hyperactivité. L’alcoolisation fœtale est la première cause de retard mental d’origine non génétique de l’enfant.
- Un retard de croissance intra-utérin qui a pour conséquences un poids et une taille inférieurs à la normale.
- Des particularités du visage (dysmorphie cranio faciale).
- Des malformations sont retrouvées dans 25% des cas environ et sont corrélées à l’importance de l’alcoolisation. Les plus caractéristiques touchent le cœur, le squelette, l’appareil urogénital et la peau.
Plus fréquemment, la consommation d’alcool peut entrainer un SAF partiel (ou Troubles causés par l’alcoolisation fœtale) (5), sans malformations, avec des troubles cognitifs et comportementaux qui se révèleront au fur et à mesure de la croissance de l’enfant, notamment lors de l’entrée à l’école.
Zéro alcool pendant la grossesse
Le risque d’atteinte fœtale est lié en général à la quantité d’alcool consommé et à la durée de l’imprégnation maternelle, mais il n’est pas possible de définir des quantités ou des fréquences de consommation qui seraient sans risque. Il n’existe pas non plus de période plus favorable ou défavorable car l’alcool peut agir sur le système nerveux central tout au long de la grossesse.
Il est donc recommandé aux femmes enceintes - ou désireuses de concevoir un enfant - de s’abstenir de toute consommation d’alcool. Cette recommandation vaut pour toutes les occasions de consommation, qu’elles soient régulières ou ponctuelles.
Vous apprenez que vous êtes enceinte alors que vous avez consommé de l’alcool durant les premières semaines de grossesse ? Vous éprouvez de la difficulté à contrôler votre consommation d’alcool ?
Parlez-en à un professionnel de santé.
Alcool et allaitement : danger
On estime que le lait maternel contient à peu près le même taux d’alcool que le sang. Ce taux varie selon la quantité consommée et le temps écoulé depuis la consommation.
Pour ne pas affecter le sommeil du bébé et ne prendre aucun risque pour sa santé à long terme, la recommandation « zéro alcool » durant toute la période d’allaitement s’impose.