Un groupe dʼamis est assis dans un environnement social, avec des boissons sur la table. Un homme barbu est au centre de lʼimage et discute sérieusement avec les autres.
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Quels sont les effets à court et à long terme d'une alcoolisation massive (« binge drinking ») ?

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Bien qu'il n’existe pas de définition universellement reconnue de ce phénomène, la consommation d’une grande quantité d’alcool en peu de temps peut avoir de sérieuses conséquences.

Une femme aux cheveux foncés et vêtue dʼun haut bleu clair est assise à lʼintérieur sur un canapé, la tête appuyée contre le dossier. Elle a les yeux fermés.
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L’alcoolisation ponctuelle importante (API), ou binge drinking, se définit par la consommation de 6 verres ou plus en une même occasion. Elle est particulièrement dommageable à la santé, avec des risques de perte de contrôle et d’intoxication aigüe (1).​

Une très rude épreuve pour l’organisme​

Consommées rapidement et en quantité importante, les boissons alcoolisées apportent une quantité d’éthanol qui ne peut plus être métabolisé par le corps, le foie n’éliminant qu’un verre par heure environ. Cet afflux d’alcool provoque une série d’effets rapides et dangereux sur l’ensemble de l’organisme (2).​

Le cerveau et le système nerveux central sont les premiers touchés : troubles de la coordination (incapacité à marcher droit, risque de chutes), désinhibition (exaltation, euphorie). Les quantités d’alcool consommées augmentant, surviennent la confusion, la somnolence, les troubles de la mémoire (black-out). Au-delà d’un certain seuil, la zone du cerveau qui contrôle la respiration est affectée et entraine un coma éthylique.​

A noter que, si les symptômes de troubles de la coordination et de désinhibition caractérisent l’ivresse, cette dernière est une notion très relative. Sa survenue dépend de la morphologie et de la physiologie de chacun, de son état de fatigue et de la vitesse d’absorption des verres.​

Une consommation massive d’alcool génère également des effets digestifs et métaboliques qui peuvent être sévères : nausées, vomissements, hypoglycémie soudaine (provoquant malaises et convulsions), déshydratation, saignements gastro-intestinaux, etc. ​

Les fonctions vitales sont finalement affectées : baisse de la tension artérielle, arythmie cardiaque, diminution de la température corporelle, dépression respiratoire menant au coma et à la mort (3).​

En cas de signes d’alerte (confusion extrême, perte de conscience, convulsions …), il est vital d’appeler immédiatement le 15, de mettre la personne en position latérale de sécurité et de la garder sous surveillance en attendant les secours.​

Des conséquences immédiates sur la prise de risque​

L’altération du jugement est une conséquence directe et très rapide de l’alcoolisation ponctuelle importante. Combinée à la désinhibition, cette altération du jugement conduit à minimiser l’appréciation du danger et à maximiser ses capacités à y faire face. Peuvent en découler des comportements d’agressivité ou de violence, mais aussi des prises de risque inconsidérées aux conséquences parfois dramatiques : accidents de la route, chutes, noyades, blessures, …​

Les API sont également fortement corrélées aux relations sexuelles non protégées et aux violences sexuelles.​

Adolescents et jeunes adultes : un risque accru​

Le cerveau adolescent – plus vulnérable aux effets neurotoxiques de l’alcool que celui des adultes (4) – est moins sensible aux effets sédatifs et à la réduction motrice engendrés par la consommation. Par conséquent, les adolescents sont plus portés que les adultes à en consommer de grandes quantités, puisqu’ils en ressentent moins rapidement les effets immédiats.​

Le cerveau est en formation durant toute l’enfance et l’adolescence (5), et ne devient mature que vers 25 ans environ. Les API présentent donc un risque accru, à court et long terme, sur le cerveau des adolescents et des jeunes adultes. Elles entrainent des conséquences sur la mémoire, la capacité d’apprentissage et les capacités cognitives liées à la résolution des problèmes ou l’élaboration de concepts. C’est pourquoi la consommation d’alcool est interdite aux mineurs.​

Les jeunes adultes quant à eux, qui consomment le plus souvent dans un contexte festif (soirées étudiantes notamment) devraient être vigilants à ne pas multiplier les API, qui les conduisent à des prises de risque à court terme (accidents…) et les exposent à des conséquences à long terme pour leur santé.​